le-parfum-du-jour

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"Midnight Spirit", un essai concluant

J’aime bien l’univers parfumé imaginé par Marjorie Olibere et ce matin, en fouillant parmi mes doses d’essai, j’a décidé de tenter « Midnight Spirit », lancé en 2015 et créé par Amélie Bourgeois. À la fois doux et sec, c’est un il est à mi-chemin entre cuiré et aromatique. Le départ est une envolée d’agrumes déjà renforcé par des notes boisées et un peu baumées qui nous conduisent vers un coeur de géranium puis un fond boisé, composé de vétiver et de cèdre. L’ensemble est très « relevé » et conserve une certaine fraicheur. «Midnight Spirit » est, bien évidemment, très agréable l’hiver, au creux des écharpes mais il a des notes qui me font croire qu’au printemps et en automne, il est parfaitement portable malgré une facette ambrée qui se révèle petit à petit.

 

 

Mes impressions, les images qui me viennent, sont un week end à la campagne, dans une maison confortable entre les arbustes du jardin et les coussins des canapés en cuir, assis près de la cheminée avec un verre de porto à la main. Il y a, dans « Midnight  Spirit », le petit côté agréable et addictif qui me dit que je pourrais l’emmener partout avec moi. Même s’il me fait un peu sortir de ma zone de confort habituelle, je suis très très content de le porter un peu. Je pense même que je pourrais me l’approprier facilement.

 

Pour être tout à fait honnête, je l’avais déjà essayé sur une journée et j’avais été séduit par ses notes un peu « Baume du Tigre » mêlées aux fleurs et aux agrumes et relevé par un vétiver prenant et puissant que je trouve particulièrement bien vu. J’aime beaucoup le travail d’Amélie Bourgeois sur cette fragrance à la fois originale et « confortable ».

 

S’il n’est pas le parfum de tout le monde, je ne pense pas que « Midnight Spirit » soit suffisamment segmentant pour révulser les nez de certains d’entre-vous mais je crois aussi qu’il est doté d’une identité très marquée qui peut vraiment plaire et qu’il se révèle un bon « compagnon du jour » en ce week end baigné de soleil. Il me semble idéal pour une sortie d’hiver toute en élégance et en charme.

 

J’essaie d’effectuer un à deux tests par jour et, si j’ai aimé certains parfums, peu m’ont fait suffisamment envie pour que je franchisse le pas. Cela pourrait être le cas de « Midnigh Spirit » car il ne ressemble absolument à rien de ce que je porte déjà. De plus, je trouve vraiment sa tenue intéressante. Ce n’est pas le genre de parfum qui disparait au bout de deux heures. Il n’est jamais entêtant tout en restant présent. Je trouve que c’est une très belle réussite.

 


06/04/2020
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Trois merveilles chez Floris London

 

 

Vous le savez, j’aime beaucoup les créations de la marque Floris London. J’ai eu envie de revenir sur trois parfums.

 

En 2017, lorsqu'il est sorti, j'ai essayé "Chypress"et je dois dire qu'il m'a énormément séduit. Entre chypre et fleuri, il exhale une odeur toute en subtilité et en élégances comme savent si bien le faire les parfumeurs britanniques. À la fois, original et profond, délicat et discret, c'est un parfum particulièrement réussi. Enfin je trouve. Lorsque je l’ai essayé, j’ai trouvé qu’il avait ce petit truc en plus qui fait que je l’aime beaucoup. Sa concentration eau de toilette est tout à fait suffisante et il vient rejoindre la collection des belles réalisations historiques de la marque comme le "N°127", "Élite" ou encore le "N°89" dont je vous ai souvent parlé. J'aime beaucoup le chic à l'anglaise des parfums Floris et je trouve que celui-ci est une vraie réussite. J'ai eu l'occasion de le sentir à nouveau samedi dernier et j'ai été à nouveau particulièrement séduit par cette fragrance "so british". À découvrir absolument.

 

 

Il y a quelques années, la marque sortait trois parfums liés à des années bien précises "1962", "1976" et "1988".Le cahier des charges était de s'inspirer de ces années pour refaire des parfums "à la manière de" ceux qui existaient dans ces années-là. J'ai beaucoup aimé les trois mais j'ai décidé de commencer par le milieu pour vous en parler car "1976" sorti en 2016 est celui que j'ai vraiment essayé et qui m'a tapé dans l'oeil ou plutôt dans les narines.C'est vrai qu'il évoque la décennie de ma naissance (ça ne nous rajeunit pas !). Un peu frais, un peu épicé, très complexe, il m'évoque la séparation des Beatles ou encore un Gareth Hunt rejoignant Patrick McNee et Joanna Lumley dans une nouvelle mouture de "Chapeau Melon et Bottes de Cuir".Un certain âge d'or des pattes d'eph et autres chemises cintrées avec de grands cols. Une décennie de liberté de créativité londonienne. J'aime beaucoup "1976", il est très agréable et énergisant. Il me plairait bien.

 

 

Je n’aime pas, en règle générale, les parfums à dominante de oud mais j’ai un faible pour les cuirés. Voilà une dualité qui m’a fait m’intéresser au charme « à l’anglaise » de « Leather Oud » lancé en 2014. C’est vrai qu’il y a un fond d’oud mais je trouve que le parfum est plus un cuir boisé. Il y a une véritable élégance dans cette fragrance toute en finesse. Le côté cuiré est adouci par des notes d’ambre, d’oeillet et de géranium. C’est un parfum d’hiver c’est vrai mais il est tellement délicat qu’on peut le porter très facilement en inter-saison. Lorsque je remets mon nez dedans je me dis que c’est l’un des rares oud que j’aurais envie de porter. Lorsque je l’ai essayé, il faisait froid et sec et j’en ai un souvenir absolument mémorable. Il a une très très bonne tenue et j’en ai profité toute la journée. Je le trouve à la fois chic à la britannique et tout à fait moderne. Voilà encore un parfum de la marque que j’aime beaucoup.

 

 


05/04/2020
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Le vétiver

J’ai toujours aimé les parfums dont la note dominante est le vétiver. Évidemment, le premier que j’ai senti et porté puisque des amis me l’avaient offert pour un anniversaire, était celui de Guerlain que j’ai toujours trouvé très joli mais dont la tenue m’a quand même, il faut bien le dire, déçu. Ceci dit, cette matière première m’a toujours beaucoup plu. J’ai décidé de faire un article pour essayer de lister quelques créations que j’aime (ou que j’ai aimé) et de décrire ce qu’elles m’évoquent lorsque je les sens.

 

Je vais commencer par « Vétyver » sorti dans la collection Les Nombres d’Or, lancé en 2011 et évidemment créé par Mona di Orio. Dès les premières notes on retrouve la signature très cosmétique de la créatrice. Le côté légèrement hespéridé se sauve bien vite pour cette mise en valeur de la matière première. C’est un parfum opulent, boisé bien sûr mais aussi avec des accents aromatiques très agréables. J’ai eu la chance de le porter dans sa toute première version et je l’ai adoré. J’aime beaucoup la note de ciste et les facettes épicées de ce parfum que je trouve particulièrement élégant. C’est un parfum que j’ai porté jusqu’à la dernière goutte et je trouve qu’il ne ressemble absolument à rien d’autre. Pour moi, c’est une véritable réussite. De plus, pour un parfum « vétiver », sa tenue est exceptionnelle et son sillage excellent ce qui n’est pas toujours le cas.

 

 

Il y a également les eaux de toilettes plus classiques qui conjuguent le côté boisé avec des agrumes. J’ai décidé d’en regrouper deux que j’aime beaucoup dont l’une a, hélas, été arrêtée, il s’agit bien évidemment de « le Vétiver » de Lubin qui a été, il y a quelques années, un gros coup de coeur. Créé par Lucien Ferrero, il a été lancé en 2007 et il s’inscrit dans toute une collection qui met cette matière à l’honneur et qui me plaisent bien mais j’avoue que c’était mon préféré. Il a vraiment deux facettes, la première est résolument « agrumes » avec des notes de citron, de pamplemousse, d’orange et de mandarine soutenues par des épices (je crois reconnaitre la noix de muscade et le poivre) et la seconde est vraiment boisée. Je lui trouve un classicisme tout à fait rassurant.

 

 

Le second est un petit plaisir pas cher et c’est « Vétiver » de LT Piver. La construction est à rapprocher du précédent. Lancé par la marque en 1991, il est, depuis, devenu un classique. Les notes de tête sont résolument hespéridées et on retrouve un trio citron, citron vert et orange qui se conjugue avec des notes épicées et de pomme verte. Les notes de coeur sont aromatique mais on évolue vite vers un boisé frais et « très vétiver ». Je l’ai découvert complètement par hasard il y a quelques années car je cherchais une eau de toilette très classique pour passer l’été et je me suis vraiment fait plaisir. Outre la fragrance qui était le classique que je recherchais, il a une tenue et un sillage exceptionnels et, même par temps de canicule, il résiste très bien, apportant une fraîcheur et un bien être très très agréable.

 

 

Et puis, il y a les parfums à base de vétiver plus travaillés. Je vous ai déjà parlé abondamment de « Sel de Vétiver », créé par Céline Ellena pour « The Different Company » ou encore de « Glacialis Terra » de Daphné Bugey pour la collection Natura Fabularis de l’Artisan Parfumeur et je ne vais pas radoter. J’ai décidé alors de me pencher sur « Vétiver » créé en 1991 par Lorenzo Villoresi et sorti dans sa collection Vintage. Alors là, c’est un choc olfactif ! Dès les notes de tête, on entre dans le vif du sujet ! Elles sont aromatiques, botaniques et extrêmement originales. Ensuite, le vétiver, d’une qualité exceptionnelle je pense, prend sa place et est renforcé par d’autres notes boisées qui lui donnent un côté presque cuiré. C’est un parfum pour les amateurs de cette matière première car son côté à la fois fumé et capiteux n’est pas le plus facile à aborder. C’est une vraie création doté d’une signature très forte et je l’aime énormément. Je l’ai essayé très souvent et je n’ai encore pas franchi le pas mais nul doute qu’il sera l’un de mes parfums pour le prochain automne. Sa tenue et son sillage sont irréprochables et je trouve qu’il est à découvrir car il résume très bien l’art de l’invention de Lorenzo Villoresi mais attention, il n’est pas le parfum de tout le monde.

 

 

Le dernier parfum dont je voulais parler a été supprimé et, pour une fois, il appartient à la parfumerie du sélectif. J’ai eu la chance de le sentir grâce à une amie qui en possédait encore plusieurs flacons et je l’ai beaucoup aimé. Lancé en 2003 et créé par Alberto Morillas, « le Baiser du Dragon » est, pour moi, l’une des plus belles réussites pour la maison Cartier. Absolument ambré et opulent, c’est une création vraiment originale. Lorsque j’en lisait la description, je me l’imaginais un peu comme « Vétiver Original » de Serge Lutens (que j’aime bien mais dont je trouve la tenue trop limitée) mais il est, en fait, très différent. Rond, profond, d’une grande originalité, « le Baiser du Dragon », est un petit bijou de parfumerie. Je dirai tout de même que je préfère sa version « parfum » plutôt que les autres concentrations car la fragrance est légèrement différente et me plait beaucoup plus. Je suis content de l’avoir découvert. C’est un joli coup de coeur. Je crois que la marque avait décidé de le relancer et en avait réservé la vente aux Galeries Lafayette mais je ne l’ai jamais trouvé. À suivre… wait and see.

 

 

Il existe, dans la parfumerie indépendante ainsi que dans le sélectif, de nombreux parfums dont la note dominante est le vétiver, Il y en a aussi un très joli chez Etro par exemple, je citerai aussi évidemment « Terre d’Hermès », créé par Jean-Claude Ellena et, plus récemment, « Terre d’Hermès Eau Intense Vétiver » mais également « Vétiver Oriental » de Serge Lutens que j’ai déjà évoqué ou encore « Vétiver » chez le Galion que j’ai découvert il y a quelques mois. Je ne peux pas tous les recenser mais souvent, lorsque je les découvre, le vétiver me plait beaucoup dans chaque composition. Après, toutes ne sont pas pour moi.

 

Vous l’aurez compris, il y a nombre de beaux parfums dont le vétiver est la matière première principale et vraiment, il est impossible de ne pas trouver le vôtre. Ensuite, il faut essayer de voir comment vous aimez qu’il soit travaillé. Moi, j’ai du mal à faire un choix alors j’en découvre plusieurs…

 

Post Scriptum : Dominique Ropion parle de "Vétiver Extraordinaire" qu'il a créé aux éditions Frédéric Malle :

 


04/04/2020
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Caron, deux nouveautés sur quatre

 

Petit à petit, nous nous approchons des quatre nouveautés de la maison Caron créées par Jean Jacques le nouveau parfumeur "maison".

 

En effet, hier, nous avons pu découvrir deux des nouvelles créations de cette maison mythique et je dois dire à titre personnel, que j'étais particulièrement curieux et impatient de sentir ces jus dont j'avais pas mal entendu parler.

 

Le premier s'appelle donc "Rose Ébène" et le moins que l'on puisse dire est qu'il est déroutant. Plus boisé que "rose", il développe sur la peau une facette intense, particulière, résolument moderne et complètement surprenante par rapport à l'idée que j'avais lorsque j'avais lu les différents articles dénichés ci et là. Pour moi, s'il conserve l'esprit raffiné de Caron d'un côté, il est en rupture avec ce que je connaissais déjà de l'autre. Surprise surprise... Cette première découverte m'a à la fois dérouté et intrigué.

 

 

Le second "Tubéreuse Merveilleuse" est, vous l'aurez compris, complètement dans mes goûts. J'y retrouve un peu l'esprit élégant des parfum Isabey que j'aime beaucoup avec l'intense chic des créations que j'ai l'habitude de porter chez Caron. S'il me fait moins sortir de ma zone de confort, je dois dire qu'il a tout pour me plaire. La tubéreuse est travaillée toute en légèreté, en finesse, tout en réussissant le tour de force de rester complètement intense et les autres fleurs, notamment je pense l'ylang ylang, viennent renforcer ce bouquet subtil et tendre avec lequel j'ai énormément d'affinités.

 

 

Bref, je pense que Jean Jacques va nous surprendre, nous dérouter par moment, nous émerveiller par d'autres, j'ai très très envie de découvrir "Rose Ivoire" et, évidemment "Tabac Noir".

 


04/04/2020
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Et tout commença avec "Datura Noir"

 

Le premier "parfum d'auteur" que j'ai porté fut "Datura Noir" de Serge Lutens.

J’ai répondu, sur YouTube, à Manon de la chaîne « Ma Note de Coeur » qui voulait que chacun cite cinq parfums intemporels, qui vient de nous rejoindre sur ce blog et j’ai immédiatement pensé à cette création que j’ai aimée énormément et que j’aime encore.

 

Envoutant, unique, floral, épicé, je ne sais comment décrire ce parfum qui, lorsque je l'ai découvert a été pour moi une révolution olfactive. Je n'avais jamais rien senti de pareil. Je connaissais de nom la fleur de datura et je savais qu'en Inde, certaines femmes avaient été poursuivies pour l'avoir utilisée afin d'empoisonner leur mari. De là à en faire un parfum, c'est Serge Lutens qui en a eu l'idée et il a fort bien fait. J'ai porté cette belle création assez longtemps et j'y reviendrai peut-être.

 

Créé par Christopher Cheldrake et lancé, en 2001, « Datura Noir » était étrange, floral, audacieux, il ne ressemblait en rien aux parfums que je connaissais pourtant, je l'ai aimé tout de suite. Rien que son nom m'emmenait sur les rives du Gange où des femmes ont été accusées d'avoir empoisonné leur mari avec de la fleur de Datura, avec les champs de fleurs baignés par une chaleur moite. Comme ça, ça n'a pas l'air agréable et pourtant je l'ai adoré.

 

Le côté exotique et envoûtant de ce parfum a sans doute conditionné mes goûts car, si je l’ai porté il y a une dizaine d’années, je suis toujours attiré par les fleuris opulents, par l’ylang-ylang, le jasmin, le lilas et d’autres fleurs à la signature olfactive bien marquée.

 

La fleur de datura est mystérieuse, vénéneuse et presque sulfureuse et je trouve que Christopher Sheldrake a très bien su, dans cette composition étonnante, donner au parfum une impression qui se rapproche de ce que je ressens lorsque je remets mon nez dans cette fragrance.

 

Difficile de déterminer la pyramide olfactive exacte de ce parfum car Serge Lutens ne communique pas vraiment dessus mais j'ai quelques infos : Tubéreuse, osmantus et ylang ylang mélangées à de l'amande et à cette si originale fleur de datura c'était une étrange élégance. Un parfum que j'ai aimé aussi l'hiver au creux des écharpes, capiteux, enveloppant, il faut bien reconnaitre que c'est une belle réussite.

 

Ceci dit, il n'a pas échappé à une redoutable reformulation et est devenu plus que léger. Quel dommage ! Quand j’ai essayé une version récente, j’ai été un peu déçu. Enfin, je sais, que si un jour je veux le porter à nouveau, il faudra que je trouve un flacon vintage.

 

 


03/04/2020
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Et si on parlait de gardénia

J’ai parlé de “Sir Gallahad”, il était donc logique d’enchainer d’autres parfums floraux de la même famille.

 

Le gardénia est extrêmement utilisé tout comme le chèvrefeuil dans des colognes au Royaume Unis mais, en parfumerie plus élaboré, il demeure assez rare.

 

Évidemment, j'aurais pu parler de "Cruel Gardénia" de la collection privée de Guerlain mais je ne le trouve pas vraiment réussi. J'ai donc décidé de me concentrer sur toris parfums que j'aime particulièrement.

 

Je pense notamment à "Gardénia" de Chanel, créé en 1925 par Ernest Beaux et qui existe encore même s'il a du être reformulé plusieurs fois je pense. C'est un beau parfum, enveloppant, à l'ancienne. Un fleuri qui nous ramène dans les salons de l'entre-deux guerres. Je le trouve particulièrement élégant quoiqu'un peu suranné. 

 

 

J'ai à l'esprit également, dans un style plus moderne, "Fleurs de Gardénia" de Creed que j'aime bien. Je pense qu'il doit y avoir également des parfums à base de gardénia chez Floris et chez Penhaligon's car je sais que les britanniques sont très amateurs de l'odeur de cette fleur. Dans "Fleurs de Gardénia", Olivier Creed a voulu un bouquet floral avec des notes légèrement animales . Je l'aime bien. Je l'ai essayé souvent mais je le trouve un peu trop opulent pour moi.

 

 

Pourtant, lorsque j'évoque le gardénia, c'est une marque française qui me vient en tête. Je pense à Isabey car cette fleur réinterprétée est 
indéniablement emblématique de la maison. L'un de leurs plus beaux parfums s'appelle d'ailleurs tout simplement "Gardénia" (2006) et je l'aime énormément. Je le trouve absolument addictif et, si j'ai l'occasion de le vaporiser sur mon poignet, durant tout le reste de la journée, je vais le porter à mon nez. Je ne suis pas certain que ce soit un parfum pour moi mais j'aime énormément le sentir.  


 

 

 

 

Isabey a également utilisé cette odeur reconnaissable entre mille dans d'autres parfums tel "la Route d'Émeraude", mais je les connais moins. En tout cas, ne serait-ce que par curiosité, si vous en avez la possibilité, je vous engage à découvrir "Gardénia" car vraiment, c'est une belle expérience olfactive. Je trouve que c'est l'un des plus beaux fleuris de la haute parfumerie et je pèse mes mots. Il me séduit énormément.

 

 

 

 


03/04/2020
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"Sir Gallahad", tout l'art d'Isabey dans un masculin

« Sir Gallahad par Isabey a d’abord été créé en 1924. La culture celtique du Baron Henri James Rothschild est certainement à l’origine de l’utilisation de ce nom. Il se réfère au mythe des Chevaliers de la Table Ronde et la quête de la légende du Graal. Sir Gallahad, fils de Lancelot, était toujours connu comme le « chevalier parfait » : dans le courage, la gentillesse, la courtoisie et la chevalerie.La version contemporaine de « Sir Gallahad », est pour les aventuriers urbains d’aujourd’hui, courageux, déterminés et généreux. Ce parfum boisé charnel, composé de la fleur de Gardénia et de Tabac blond, révèle la modernité et l’audace de la maison Isabey. » telle est la description de ce parfum créé Par Jean Jacques et Catherine Sélig lancé en 2017.

 

 

En règle général, chez Isabey, je préfère les féminins. J’ai toujours été attiré par « Gardénia » mais, pour le coup, je le trouve un peu too much pour moi même si j’adore le sentir. « Sir Gallahad », considéré comme un masculin, est particulièrement original si l’on s’en tient à l’image que l’on a des parfums pour homme plutôt aromatiques ou fougère.

 

C’est indéniablement un fleuri mais pas que. C’est une composition autour du gardénia et d’un jasmin sambac opulent et exotique. L’envolée est toute en fraîcheur avec des notes de mandarine et de safran mais tout de suite, on retrouve le gardénia, fleur emblématique de la marque, le jasmin et une résine d’oliban qui soutient le tout. Le fond est composé de trois notes assez étonnantes ensemble, un tabac blond et une ambre envoutant équilibré par un vétiver sec et vraiment remarquablement travaillé.

 

On retrouve, avec « Sir Gallahad », tout l’esprit à l’ancienne d’Isabey. Dès que je l’ai senti, je me suis dit que c’était vraiment un parfum pour moi car il réunit tout ce que j’aime. Il a la délicatesse d’un floral pur, le côté British du gardénia que j’aime beaucoup et la force du tabac et du vétiver. Pour moi, c’est une véritable réussite. Enfin un parfum estampillé masculin qui revêt la liberté qu’on accorde aux dits féminins.

 

Si l’on veut résumé, c’est un parfum audacieux dont l’apparente simplicité cache une vraie composition originale et inédite. Je trouve que Jean Jacques et Catherine Sélig ont signé là un vrai travail de création. Je suis content de l’essayer aujourd’hui une nouvelle fois et me le remettre en tête car je pense que je pourrais bien l’adopter l’hiver prochain.

 


02/04/2020
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"Queen of the Night", un jasmin opulent et poudré

 

Il y avait une éternité que je n'avais pas senti "Queen of the Night" (avec un titre nom pareil il ne pouvait que m'intriguer moi qui aime "la Flûte Enchantée de Mozart) Lancé en 2016 créé par Bertrand Duchaufour pour la marque australienne Grandiflora que j'ai énormément porté il y a quelques mois et je me suis rendu-compte que je l'aimais toujours autant.

 

Cette variation autour d'un jasmin opulent, envoutant mais aussi d'une grande délicatesse est bien difficile à décrire à ceux qui ne l'ont jamais senti. Je pense que c'est à la fois sa complexité et son originalité qui m'avaient séduit tout de suite lorsque je l'ai découvert en avant-première il y a déjà quelques temps et vraiment je suis content d'avoir la possibilité de le porter.

 

« Queen of the Night » est vraiment très complexe. Le jasmin est, ici travaillé avec des notes fleuries, notamment d’orchidée, de muguet, de Séringa et de cyclamen. Il a également une facette ambrée, presque orientale.

 

Il y a quelque chose de "jamais senti" dans cette explosion de fleurs blanches (et autres d'ailleurs) et, s'il ne faut pas avoir la main trop lourde lors du parfumage, car le sillage autant que la tenue sont vraiment au rendez-vous, il est, pour moi, un compagnon de route tout à fait agréable et réconfortant. Je l'ai ressorti et je serai content de le porter ce printemps.

 


02/04/2020
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"Roaring Radcliffe", sur les traces d'Oscar Wilde

Il me semble utile de rappeler que cette collection figure une famille de la noblesse britannique qui n’est pas sans rappeler l’univers de Julian Fellowes et de la série « Downton Abbey ». Chaque parfum incarne un de ses membres et chaque personnage est symbolisé par un animal dont la tête est le cabochon du flacon. Chaque boite a été imaginée par l’artiste Islandaise Kristjana Williams. Elle a imaginé des paysages magiques. Les illustrations d’inspiration victoriennes sont absolument magnifiquement réalisées.

 

Chaque parfum est supposer révéler la personnalité d’un personnage. J’en ai essayé plusieurs et même porté l’un d’entre-eux « Much ado about the Duke » que j’ai beaucoup aimé et aujourd’hui, j’ai fouiné parmi mes doses d’essai afin d’en tester un autre. Il s’agit de « Roaring Radcliff », un parfum lancé en 2016 et créé par Daphné Bugey présenté ainsi par la marque :

 

« Le fils secret de Lord George est libre de se livrer à l’abandon. Si l'hédonisme était un parfum, ce mélange fumé de rhum et de pain d'épice le serait… »

 

Tel le personnage qu’il est supposé incarner « Roaring Radcliffe » est tout à fait surprenant voire même impertinent. C’est un parfum cuiré avec des notes de tabac et de fève de tonka, rond et épicé à la fois. J’identifie facilement le gingembre et la cannelle ainsi que des notes d’ambre très sèches telle qu’on en trouve dans pas mal de parfums sortis ces dix dernières années.

 

 

Je l’imagine volontiers bon vivant, un rien bagarreur, provocateur et d’une élégance de « bad boy » de l’époque victorienne sorti tout droit d’une pièce d’Oscar Wilde ce jeune homme.

 

Ceci dit, il se démarque avec son côté rhum et pain d’épices miellé et opulent. Dit comme cela, on pourrait penser à une fragrance gourmande qui aurait tout pour ne pas me plaire et pourtant, une fois porté, il est absolument addictif. J’aime l’avoir autour de moi, le sentir et, moi qui n’aime pas du tout les facettes sucrées dans les parfums, je me surprends à trouver celles de « Radcliffe » vraiment magnifiques ( j’ai également ressenti cela en sentant « Changing Constance » Juliette Karagueuzoglou dans la même collection qui est un peu son pendant féminin) et je me verrai très facilement le porter particulièrement en hiver.

 

 

C’est le parfum de dandy à l’anglaise par excellence et, vraiment, Daphné Bugey a saisi l’élégance et le côté un peu subversif qu’incarnent le personnage imaginé par Penhaligon’s. Je suis particulièrement séduit par cette fragrance. Je l’ai essayée et réessayée plusieurs fois depuis sa sortie et, même si je reconnais volontiers que c’est un investissement important au départ, je suis complètement sous le charme de ce faux gentleman à tête de lion. Son développement est, sur ma peau, une véritable merveille d’audace et d’équilibre. Je pourrais tout à fait l’accueillir l’hiver prochain au creux des écharpes les jours de froid où l’on a besoin d’être réconfortés.

 


01/04/2020
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Memo, quatre parfums pour un univers

 

 

J'ai mis du temps à apprivoiser les créations d'Aliénor Massenet pour cette marque créee en 2007 par Clara et John Moloy et particulièrement la collection "leather" et je pense que si je n'avais pas découvert celui-là, je serais complètement passé à côté de cette marque sans doute parce que le côté paroxysme de l'originalité, m'aurait fait un peu peur.

 

Attention, je ne dis pas que je porterai la totalité des parfums Memo et notamment dans cette collection (même si je sais reconnaitre la qualité des créations et des matières utilisées) mais il y en a un ou deux qui me parlent."African Leather" lancé en 2015 est de ceux-là. Aliénor Massenet nous entraine dans la savane tanzanienne par exemple. Je n'ai pas envie de décortiquer la pyramide olfactive car je trouve que ça enlèverait un peu du mystère de ce parfum mais, entre notes cuirées, épicées et presque animales, je dirai qu'"African Leather" est, pour moi tout à fait addictif. De plus, il a une autre qualité qui plaira aux amateurs, il a un sillage très agréable et persistant et une excellente tenue. "African Leather" n'est pas, pour moi, un parfum élégant au sens où je l'entends, il est un parfum que je pourrais qualifier d'atypique et presque ethnique.Les matières premières utilisées et notamment certaines épices peuvent sembler surprenantes mais n'est-ce pas dans l'esprit de la parfumerie d'auteur que de dépasser codes et conventions simplement pour donner du plaisir à ceux qui portent ces créations ? En tout cas, « African Leather » est mon Memo préféré à ce jour.

 

 

Le sens olfactif est une chose tout à fait surprenante. Parfois, on est un peu rebuté par une odeur avant de l'apprivoiser. D'autres fois, on est passé à côté avant de s'y intéresser. Ca a été le cas pour moi en ce qui concerne "Quartier Latin" de Memo lancé en 2015 que j'ai re-senti hier. La première fois, il n'avait absolument pas attiré mon attention et pourtant...Je crois que c'est son nom qui, il y a quelques mois, m'a convaincu de remettre mon nez dedans et quelle ne fut pas ma surprise, après l'avoir vaporisé sur mon poignet, d'en découvrir de nombreuses facettes que je n'avais pas identifiées. Dans mon esprit, j'ai associé ce que je savais de la Rive Gauche de la Capitale et mon ressenti quant à la création qui était sous mon nez et je me suis retrouvé plongé dans les boutiques des bouquinistes du quai des Grands Augustins ou de la rue de Seine avec leurs odeurs à la fois feutrées et poudrées de livres anciens, presque de papyrus qui recèlent des trésors insoupçonnés. "Quartier Latin" ne m'a pas fait voyager, il m'a ramené à des souvenirs d'une époque pas si lointaine, un peu romantique, un brin romanesque, d'une jeunesse insouciante et, ma foi, bien agréable.

 

 

 

j'ai redécouvert "Russian Leather" de Memo lancé en 2016 et je l'ai autant aimé que lors de sa sortie. À mi-chemin entre un cuiré et une fougère, cette création nous entraine dans un univers glacé et aromatique à la fois. Son élégance discrète me plait beaucoup. Je trouve que, une fois encore, Aliénor Massenet ne s'est mis aucune limite pour notre plus grand plaisir. Elle n’est pas tombée dans l’écueil de reprendre l’accord classique du cuir de Russie travaillé avec l’essence de bouleau. Nettement fougère, aromatique, voire même classique du genre, il se fait glacé et cuiré lorsqu’il évolue sur la peau. Je note également une certaine légèreté, voire même un peu de transparence dans ce parfum diablement original. Il y a beaucoup de belles créations chez Memo mais c'est vrai que "Russian Leather" est l'un de mes préféré. Je le trouve enveloppant mais avec un sillage discret, très élégant mais avec le côté un peu "ethnique" si cher à la collections cuir de la marque. En résumé, "Russian Leather" est une véritable merveille et il me plait énormément.

 

 

"Italian Leather" a été lancé en 2013. Enveloppant, cuiré, poudré, opulent, c'est un parfum qui m'a toujours plu. J'ai l'occasion de le sentir régulièrement et j'aime beaucoup C’est un cuiré légèrement poudré et qui comporte, en tête, un note de feuille de tomate particulièrement originale. Opulent et élégant, « Italian Leather » est très nettement un cuir (ce qui n’est pas toujours évident dans la collection « leather » de Memo) mais les matières premières qui le composent sont travaillées avec une vraie modernité et le côté à la fois épicé et poudré, grâce à l’abondance de muscs blancs en note de fond en font un parfum particulièrement étonnant. Légèrement cosmétique, il me fait penser à un objet en cuir luxueux, neuf, étonnamment baumé. « Italian Leather » a presque un côté oriental conféré par une note de vanille très discrète et élégante. Je trouve que c’est une très belle réussite. Je pense qu’il deviendra indémodable, mieux, intemporel.

 

 

Bien évidemment, j’aurais pu citer plein de belles créations dans la marque mais il fallait faire un choix et ce sont des parfums tellement complexe qu’il me fallait détailler un peu mes impressions afin de vous donner, peut-être, envie de les découvrir. Il s’agit d’une petite compilation des articles que j’avais déjà écrit pour un groupe Facebook que j’ai eu l’idée de réunir pour en faire un article plus global. Comme je le disais en introduction, il m’a fallu longtemps pour apprivoiser le travail très moderne d’Aliénor Massenet (ainsi que des quelques autres parfumeurs ayant travaillé pour la marque) mais, maintenant que j’ai passé ce cap, je suis vraiment admiratif et j’ai envie de partager.

 


01/04/2020
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Comme de la poudre de riz

Plusieurs d’entre-nous aiment les parfums cosmétiques dont l’odeur est inspiré de celle du maquillage à l’ancienne et plus précisément la poudre de riz de nos grand-mères. Réconfortantes, élégantes, ces fragrances reviennent depuis quelques années, sur le devant de la scène. Le côté poudré peut être obtenu grâce à plusieurs matières premières différentes. Je citerai évidemment les muscs blancs, l’ambre travaillée sous cet angle, rose ou encore mimosa et, évidemment mais nous en avons parlé, la combinaison de la feuille de violette et du rhizome d’iris. J’ai décidé d’évoquer quatre parfums poudrés très différents mais dont l’inspiration est toujours un cocon agréable et chic.

 

Le premier est évidemment « Ombre Rose », créé par Françoise Caron et lancé en 1981 pour la maison Jean-Charles Brosseau. Dans cette composition, de nombreuses notes poudrées sont conjuguées. Je pense aux aldéhydes qui, dès les notes de tête, posent le parfum puis un bouquet floral vient adoucir ce côté un peu agressif pour nous emmener jusqu’à la racine d’iris, aux muscs blancs et à une facette amande d’héliotrope. Je n’ai découvert « Ombre Rose », qui existe en concentration eau de toilette mais aussi eau de parfum qu’il n’y a qu’un an ou deux et je dois dire que je l’ai trouvé très joli. Il a le côté poudrier oublié dans un sac élégant mélangé à un bâton de rouge à lèvre qui renforce la fragrance. Il faut bien le dire « Ombre Rose » n’est pas un parfum très contemporain. Il aurait pu être créé dans les années trente. Je pense qu’il est une rose poudrée très très agréable. Il me rappelle vraiment l’odeur qui régnait dans la salle de bain très féminine de l’une de mes grand-mères. Souvenirs… souvenirs…

 

 

Créé pour Annick Goutal par Isabelle Doyen, « Heure Exquise » a été lancé en 1984. Il fait la part belle à l’iris dès son envolée puis se renforce avec des notes vertes et une rose cachée. Chypré me direz-vous ? Et bien non. C’est un poudré, un vrai, et il m’évoque ce que pouvaient dégager les perruques du XVIIIème siècle. Furieusement élégant, très envoûtant et doté (en tout cas à l’époque) d’une tenue absolument impeccable et d’un sillage tout à fait excellent. Certains lui trouveront une parenté avec le « N°19 » ou mieux le « N°19 Poudré » de Chanel mais pour moi, il est vraiment un cran haut-dessus tant au niveau de l’originalité de la création que de la tenue. C’est un parfum sec, qui peut sembler léger et qui sera idéal pour le printemps et l’automne. Personnellement, j’ai la chance de posséder un flacon vintage en parfait état de conservation et, même si je me surprends à l’économiser un peu, je le porte beaucoup et je l’adore. Il est d’une rare élégance et m’apporte une sensation agréable et enveloppante qui me suit toute la journée.

 

 

 

« Teint de Neige », créé par Lorenzo Villoresi en 2000 est devenu, année après année, un incontournable de la parfumerie d’auteur. Poudré, ambré, musqué et fleuri, il est très enveloppant et semble comme une autre facette de « Alamut », plus opulent et et plus ambré sorti en 2006 dans la même marque. Je comprends le succès de « Teint de Neige », il est comme un cocon suave et agréable. On le dirait tout droit sortie d’une malle oubliée dans un grenier. Parfum caméléon, il change énormément selon les personnes qui le portent. Sa tenue et son sillage sont absolument exceptionnels. Pour l’anecdote, je bois mon café au même endroit chaque samedi matin et une autre cliente régulière avec qui j’ai échangé plusieurs fois, le porte et je sais détecter sa présence, à chaque fois, sans même l’avoir vue. Il lui va divinement bien. Je l’ai essayé souvent, j’ai pas mal tourné autour mais, résolument, c’est un parfum un peu trop capiteux pour moi.

 

 

 

En approchant de l’été, un peu de fraicheur ne fera pas de mal aussi ai-je eu envie de revenir sur « Fils de Dieu - du Riz et des Agrumes » créé par Ralf Schwieger sur une demande d’Étienne de Swardt pour sa marque État Libre d’Orange et lancé en 2012. Son côté « poudre de riz » est très net dès les premières notes et il a un côté propre, du, sans doute aux muscs blancs qui l’adoucissent beaucoup. Là, le côté suranné des notes poudrées viennent vraiment s’associer au citron et au citron vert. Il porte bien son nom. Le cocon qu’il crée autour de nous est plus frais, plus aérien même si sa tenue est irréprochable. Je suis souvent dérouté par les parfums de la marque mais je reconnais que j’ai adoré tout de suite « Fils de Dieu - du Riz et des Agrumes » dès que je l’ai senti. Contrairement aux autres, il a une évolution relativement limitée en dépit de sa complexité et il est donc plus confortable de le choisir. J’ai la chance de le sentir très régulièrement et j’aime beaucoup. Pour la petite histoire, je pense qu’il a du inspiré très largement Olivier Polge pour « Boy », sorti en 2016 dans la collection des exclusifs de Chanel car je lui trouve vraiment des similitudes. En résumé, j’aime beaucoup « Fils de Dieu - du Riz et des Agrumes » et je pense qu’il gagne à être découvert.

 

 

Voilà, j’ai voulu développer un peu mes impression autour de quatre parfums poudrés très différents les uns des autres. Ils me plaisent tous même si je n’en porte, à ce jour, qu’un seul et encore dans une version ancienne.

 


31/03/2020
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"Fat Electrician - Semi-moderne Vétiver", une surprise en flacon

La dose d’essai que j’ai choisi de tester aujourd’hui m’a été gentiment offerte par David de Blitzz (Lyon 1er) et il s’agit de « Fat Electrician - Semi-moderne Vétiver » créé par Antoine Maisondieu et lancé en 2009 par Étienne de Swardt pour la marque État Libre d’Orange.

 

 

À mi-chemin entre gourmand et boisé, c’est une curieuse composition. Je perçois, outre les notes de marron glacé, d’ambre et de crème vanillée, un très bel accord entre un vétiver d’Haïti très boisé et une vanille profonde et naturel. Un léger fond d’encens (enfin il me semble), relance le parfum qui n’est jamais écoeurant. Je n’aime pas tellement l’encens comme matière première principale mais, lorsqu’il est utilisé pour rendre une composition plus facettée, il m’arrive d’apprécier et c’est le cas dans « Fat Electrician ».

 

Le nom est curieux et ne correspond pas du tout aux images qui me viennent aujourd’hui, alors que je porte cette dose d’essai. Décrire mes impressions est très difficile. Le côté gourmand m’emmène évidemment en plein hiver, peut-être pendant les fêtes de fin d’année mais le vétiver et le côté boisé renforce une impression de sortie au grand air.

 

C’est un parfum dont la dualité me déroute et me surprend. Si j’aime le goût des marrons glacés, je n’ai pas vraiment envie d’avoir leur odeur sur moi ou autour de moi mais le côté boisé et encens, le vétiver, qui est une matière première que j’aime beaucoup, me donnent envie de le sentir encore et encore.

 

« Fat Electrician » a quelque chose d’addictif, de régressif d’un côté car le côté « crème de marron » me ramène à l’enfance mais la modernité de l’association de cette facette et de celle, très dense et boisée du vétiver et de l’encens équilibrent parfaitement l’ensemble. Je le trouve à la fois surprenant et agréable.

 

À la question, « aimerai-je porter ce parfum », je suis bien embarrassé de répondre. Certes il me surprend et je trouve sa très longue évolution très intéressante mais je ne suis pas certain qu’il soit complètement pour moi. Ceci dit, je pense qu’il plaira aux amateurs de parfums gourmands singuliers, uniques, qui ne ressemblent à rien d’autres. Nous sommes loin des fragrances sucrées et « fruits rouges » qui envahissent les rayon des parfumerie du sélectif. Antoine Maisondieu a vraiment fait preuve de créativité. Et, même si « Fat Electrician » a un côté « délices de Noël » qui n’est pas nécessairement pour moi, je le trouve très beau.

 


30/03/2020
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"Kismet", une histoire romanesque pour un parfum d'exception

 

Une histoire romanesque, quelques gouttes d’un parfum ancien retrouve et le talent de Thomas Fontaine, c’est ce dont Gilles Thévenin avait besoin pour que « Kismet » soit réinventé.

 

Dédié à une espionne ottomane qui se disait princesse indienne, versé dans un flacon en cristal absolument magnifique et coloré, « Kismet » est né au coeur des années folles à Paris. Il « participa » aux nuits parisiennes endiablées, porté sur la jeune femme et on dit que quiconque la rencontrait se souvenait de son sillage.

 

 

Lancé en 2016, il a un habit neuf, de nouvelles notes sans doute il a gardé son esprit très charleston et garçonnes. On se retrouve dans le Paris des années 20 avec les peintres de Montmartre ou dans les clubs de Montparnasse. Personnellement, je l'ai trouvé à la fois très élégant et un vraiment surprenant.

 

Construit autour de la rose, qu’elle soit centifolia ou bulgare et du patchouli, « Kismet » est plus qu’un parfum. Il est un véritable accessoire de mode gardant une facette poudrée malgré le font de ciste, de lardanum et d’opoponax délicatement posé sur une vanille bourbon toute en délicatesse. Reste que "Kismet" est oriental mais pas seulement, il est subtil, poudré, addictif et particulièrement réussi. Nous étions plusieurs à le découvrir et c'est unanime, nous avons eu un vrai coup de coeur !

 

Décrit comme un féminin, je le trouve absolument mixte et extrêmement facile à porter tout en gardant une forte identité et une singularité qui s’inscrit dans l’esprit de cette collection de la maison Lubin. Lors de cette découverte improvisée, nous étions quatre à sentir ce parfum et je crois qu’il a remporté une totale unanimité. Nous avons tous été séduits, voire même envoûtés par la création ou plutôt la réinterprétation parfaitement réussie par Thomas Fontaine. Pour la petite histoire, sur quatre, deux d’entre-nous l’ont acheté immédiatement et un troisième, moi en l’occurrence, le porte depuis.

 

 

J’aime beaucoup « Kismet » et je ne suis pas le seul. Le porter est s’assurer des compliments de l’entourage ou même faire sensation dans la rue ! Je trouve qu’il est plus qu’un parfum, c’est un accessoire précieux comme un bijou, à mi-chemin entre classicisme oriental et élégance d’un bouquet de rose. Ce que moi j’aime est son côté poudré et la sensation qu’il est parfaitement à sa place sur ma peau.

 

 

Pour résumer, je dirais que « Kismet » est une véritable réussite. Il gagne à être connu. Mieux, il gagne à être essayé car nul doute qu’il suscitera des envies et que ceux qui l’auront adopté y reviendront avec plaisir.

 

 


30/03/2020
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"Marlowe", sulfureux et élégant

 

 

« Christopher Marlowe est le bad boy génial du théâtre Élisabéthain. Beau, alcoolique, gay, occultiste et espion.

Un parfum dense, capiteux, animal et théâtral. Dès les premières notes, le nectar vénéneux de la tubéreuse se mêle à l’opulence de l’osmanthus. Le coeur suranné de fleurs séchées évoque une poésie tragique. Le fond révèle des notes de cuir chypré et poudré. »

Source : site de la marque

 

Je continue l’exploration de mes doses d’essai en portant « Marlowe » de Jardins d’Écrivains lancé en 2015 et vraiment, je suis surpris. En règle général les parfums dont la note dominante est la fleur d’osmanthus ne sont pas nécessairement à mon goût mais je trouve que la dualité avec la tubéreuse et la mousse de chêne qu’il présente est particulièrement intéressante.

 

Le jus est sombre, comme liquoreux et je m’attendais à quelque chose d’un peu cuir et fleurs, capiteux et très « hiver » mais non. « Marlowe » est une composition toute en finesse, toute en subtilité et en transparence qui pourrait parfaitement être porté au printemps.

 

Si Anaïs Biguine, créatrice de Jardins d’Écrivains l’a dédié au sulfureux Christopher Marlowe », elle lui a donné nombre de facettes, du mystère et beaucoup de singularité. Les notes sont florales et fruitées, presque abricotées et je lui trouve beaucoup d’originalité. J’aime beaucoup le côté à la fois capiteux et presque frais qu’il dégage sur ma peau.

 

Je lui trouve aussi un côté suranné comme les parfums que j’imagine à la mode durant la Renaissance. Son côté fleuri me plait bien et les notes d’abricot de l’osmanthus se marient à la perfection avec ce fond cuiré très délicat.

 

Pour résumer, j’aime beaucoup « Marlowe ». Je pourrais le porter sans aucun problème et je pense qu’il peut être tout à fait magnifique sur une peau féminine également. Il me plait bien.

 

 


29/03/2020
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Caron, plus d'un siècle de créativité

 

C’est en 1904 que la maison Caron voit le jour à l’initiative du créateur Ernest Daltroff (1867-1941) et de sa « muse » et associée Félicie Wampouille (1874-1967), une jeune modiste qui travaille peu de la Paix. Il créera en pensant à elle et deviendra sans aucun doute l’un des nez les plus inventifs de la première moitié du XXème siècle.

 

Daltroff voulait un nom court, facile à retenir et dont la consonance peut s’adapter à n’importe quelle langue, c’est ainsi que la maison est baptisée Caron et s’installe au 10 rue de la Paix. Des boutiques ouvriront, au fil des décennies, avenue Montaigne, place Bauvau dans le 8ème arrondissement de Paris puis de l’autre côté de la scène, sur le boulevard Saint Germain dans le 6ème arrondissement. Actuellement, outre celle, historique de la rue du Faubourg Saint Honoré dont l’entrée est place Bauvau, tout près de l’entrée du palais de l’ Élysée, une seconde, magnifique d’ailleurs, a ouvert rue François 1er, de l’autre côté de l’avenue des Champs Élysées, toujours dans le 8ème arrondissement. Son ambiance, noir, argent et or, et les lignes art déco sont particulièrement adaptées, je trouve, à l’esprit de Caron et, il faut bien le dire, que ce soit dans l’une ou l’autre des boutiques, l’accueil est très chaleureux, sans chichis et particulièrement agréable. Depuis quelques années, un petit stand a été ouvert à l’étage parfumerie rare du Printemps du boulevard Haussmann.

 

En Province, la marque est également distribuée dans plusieurs parfumeries indépendantes. À Lyon, à l’Atelier Parfumé, rue Tupin dans le 2ème arrondissement, qui distribue la quasi totalité des collections de la marque, mais aussi à Megève, à Lille, Parfumerie du Soleil d’Or, à Toulon, Paris Parfum. J’ai pu également voir quelques références dans les rayonnages de certains printemps en province notamment à Lyon. La maison Caron est également présente en Suisse, Théodora Haute Parfumerie à Genève. Je suppose que, dans le monde, on trouve également des points de vente. J’avais également vu la marque, il y a quelques années, chez Harrod’s à Londres.

 

Quand on parle de Caron on pense évidemment aux poudres qui sont considérées comme les mieux réussies du marché et dont la formule est brevetée mais aussi et surtout à des parfums iconiques. Au fil des décennies, il y en a eu beaucoup et j’ai eu la chance, un après-midi pluvieux, de faire de très belles découvertes désormais collectors à l’Atelier Parfumé à Lyon. Cependant, la marque ayant été rachetée il y a quelques mois, beaucoup des anciens parfums ont étés supprimés du catalogue. Certains étaient de très belles réussites mais je suppose qu’ils n’étaient plus dans l’air du temps. Je pense notamment à de nombreux parfums fontaine tels « Poivre », « Narcisse Blanc » ou encore « French Cancan » et « Farnesiana » que j’aimais beaucoup où encore « Nuit de Noël » dont je ne connais que la version eau de toilette mais pour lequel j’ai vraiment un coup de coeur. C’est la même chose pour les masculins en ce qui concerne « l’Anarchiste » que j’ai porté avec délice.

 

Afin de ne pas créer de frustration, j’ai décidé de détailler mes impressions uniquement sur cinq parfums que l’on peut toujours trouver dans la marque. D’autre part, j’ai déjà dédié un article au premier grand succès de la marque, « Narcisse Noir » lancé en 1911, et je préfère vous proposer le lien que de me répéter indéfiniment : https://le-parfum-du-jour.blog4ever.com/narcisse-noir-de-caron-1.

 

Je commencerai donc par « N’aimez que moi », lancé en 1917 qui est une création typique de l’esprit d’Ernest Daltroff. Il s’agit d’un travail autour d’une rose chyprée, typique de cette époque. D’abord est sortie la version poudre avant que ne soit lancée la fragrance qui avait été imaginée pour ce qu’on appelait « les fiancées » de guerre qui attendaient le retour de leurs bien-aimés et pouvaient ainsi parfumer les lettres qu’elles leur envoyaient. Lorsque j’ai découvert « N’aimez que moi », je me suis rendu compte que, derrière cette description consensuelle et au-delà de l’histoire romanesque qui entourait ce parfum, c’était une interprétation complexe de la rose « à la sauce Daltroff », c’est à dire qu’elle prenait place au milieu d’un bouquet floral dans lequel on identifie évidemment la violette et l’iris. Le fond est un accord entre le vétiver et la mousse de chêne soutenu par de l’ambre et de la vanille. En extrait, tel que je l’ai découvert, vendu en fontaine, « N’aimez que moi » était un parfum dense, opulent mais jamais entêtant. Son côté désuet, m’a toujours fait penser que la manière la plus élégante de le porter était en cassant les codes. C’est à dire que je le vois bien sur une jeune femme habillée de manière simple et chic, voire même quotidienne. Enfin cela n’engage que moi. Sur le site de la marque, j’ai cru voir qu’aujourd’hui, bien qu’encore proposé en fontaine, il est vendu en eau de parfum. Je ne connais pas cette version donc je ne peux, hélas, pas en parler.

 

 

Le second parfum complètement iconique de la marque est évidemment « Tabac Blond » lancé en 1919 et s’adressant à des femmes ayant pris leur indépendance durant la Grande Guerre. On disait que ce cuiré devait rappeler les volutes de tabac américain qu’affectionnait les européennes au début des années folles. Sans doute « Tabac Blond » a-t’il été reformulé de nombreuses fois depuis sa création mais la version extrait de parfum que je connais est vraiment très belle. C’est un parfum tout à fait mixte qui est aussi élégant qu’il a pu être avant-gardiste et surprenant à l’époque. Aux notes de cuir, s’associent un fond d’ylang ylang, d’iris et de vanille qui lui confèrent une identité à mi-chemin entre un cuir de Russie et les parfums orientaux qui allaient rencontrer beaucoup de succès dans les années 20. Lorsque je sens la version extrait que je connais de « Tabac Blond », je ne peux que me rendre comte qu’il est parfaitement intemporel et qu’il n’a pas pris une ride. Je le trouve à la fois vraiment typique de l’esprit de la maison Caron. Pour la petite histoire la première version qui a été lancée a du être beaucoup plus épicées car il était un composite de ce qu’il est aujourd’hui et de « Poivre » qui, réinventé par Félicie Wampouille, est sorti en nom propre en 1954, et qui a, depuis peu, disparu du catalogue. Pour résumer, j’aime beaucoup « Tabac Blond » et c’est un parfum que je pourrais porter tout à fait facilement. Je ne me le suis pas approprié mais j’ai (quelle chance !), l’occasion de le sentir très très régulièrement.

 

 

Il est impossible de parler de la maison Caron sans évoquer son plus grand succès à travers le monde. Il s’agit évidemment de « Pour un Homme » lancé en 1934 et qui est le premier parfum complètement masculin de la parfumerie française. Avant cela, les hommes utilisaient plutôt des eaux de Cologne. Ernest Daltroff, une fois de plus, a décidé d’innover en créant ce parfum que l’on pourrait qualifier aujourd’hui d’oriental-fougère. Simplistique « Pour un Homme » ? Non, je ne crois pas. Pour le décrire à ceux qui ne le connaissent pas, il faut citer les trois ingrédients principaux qui le composent : la lavande, l’ambre et la vanille. Dans sa version parfum, je suppose qu’il était tout à fait opulent. Pour ma part, je ne l’ai connu que sous trois formes différentes, l’eau de toilette, « L’Impact de Pour un Homme » lancé en 2005 et reformulé par Richard Fraysse, une version très ambrée, profonde, avec pas mal de facette et « Pour un Homme le Parfum » (2007), reformulé par le même créateur et qui est plus une explosion de lavande, intense et naturelle. Ces deux dernières version ont été arrêtées par la marque mais je me suis laissé dire que Jean Jacques, le nouveau parfumeur de la maison Caron travaillait à ressortir l’extrait de parfum en se rapprochant le plus possible de la version originale. Il faut signaler que « Pour un Homme » en eau de toilette est le grand succès Caron et qu’il est extrêmement distribué. Pour ma part, je trouve que tout homme devrait le posséder dans son dressing parfumé car c’est un intemporel d’une absolue élégance. Il est exactement le genre de création avec laquelle aucune faute de goût n’est possible. Je l’aimais, je l’aime et je l’aimerai… En tout cas, je le porte toujours et encore.

 

 

 

Je pourrais aussi développer un paragraphe sur « Fleur de Rocailles » devenu aujourd’hui « Fleur de Rocaille » mais ce sont deux parfums différents et j’aurais peur de commettre des erreurs. Je préfère aller plus avant et évoquer une création sortie bien après la disparition d’Ernest Daltroff et Félicie Wampouille mais qui, je trouve, est une vraie synthèse de l’esprit maison. Il s’agit de « Montaigne », créé en 1987 et par Jean-Claude Delville et qui tire son nom de la boutique d’alors. Je trouve que c’est un travail qui rend vraiment hommage aux créations d’antan. S’il est vraiment un parfum de la nouvelle génération, « Montaigne » renoue complètement à l’esprit maison. On y retrouve les notes d’agrumes et de mimosa (à l’instar de « Farnesiana » qui, hélas, n’existe plus) en tête, de narcisse et de cassis en coeur, et enfin d’ambre, de bois de santal et de vanille en fond. Aujourd’hui, on ne le trouve que dans sa version extrait dans la collection privée. Je le connaissais aussi en eau de parfum et je trouve que les deux étaient une vraie réussite mais il a fallu à la marque, faire un choix. « Montaigne » est, pour moi, tout ce que j’aime chez Caron. C’est une création d’une grande complexité, d’une élégance un peu baroque qui confine au style. Je l’ai essayé plusieurs fois et, à chaque fois, je me suis pris à penser que, derrière son côté chic à la française, se cachait une fragrance énergisante et particulièrement facile à porter. En bref, j’aime beaucoup « Montaigne » et je suis heureux que les nouveaux propriétaires de la marque aient décidé de le conserver.

 

 

Re-création en eau de parfum d’une fragrance créée en 1991 par Jean-Pierre Bethouart, « Parfum Sacré » sous sa forme actuelle a été lancé en 2013. Après un départ de poivre tout à fait élégant, cet épicé s’arrondit en faisant la part belle à une rose de Bulgarie opulente et riche qui se pose sur des notes de cannelle, d’encens et de myrrhe. Baumé, chic, et « très Caron », ce féminin remporte un beau succès auprès de celles qui trouvaient certaines créations de la marque un peu datées. Enveloppant, doté d’un très beau sillage « Parfum Sacré » est, je trouve, celui des parfums aux flacons « demi-lune », le plus abouti. J’aime beaucoup son petit côté épicé qui titille les narines et l’éloigne d’un parfum trop classique. « Parfum Sacré » a été reformulé deux fois depuis sa création et je trouve que chaque version est bien réussie. En revanche, si vous cherchez quelque chose de consensuel, il n’est pas pour vous car il a une vraie identité et il demeure très audacieux. Pour moi, il est singulier et typiquement ce que j’attends d’une création de haute parfumerie (pourtant il reste abordable) et je pense que celle ou, pourquoi pas, celui qui le porte, aime se démarquer et ne se laissera pas séduire par le parfum de madame (ou monsieur) tout le monde. « Parfum Sacré » est à redécouvrir… vraiment !

 

Voilà, il reste, et heureusement, beaucoup d’autres belles découvertes à faire au sein de la maison Caron mais mon article est déjà trop long et il va falloir m’en tenir là. Un mot encore pour signaler que, depuis peu, un nouveau nez s’attelle à renouveler un peu la marque. Il est jeune, il s’appelle Jean Jacques et j’ai eu la chance de découvrir deux de ses créations originales (« Rose Ébène » et « Tubéreuse Merveilleuse ») mais chut… je n’en dis pas plus, j’attends de sentir les deux autres et j’écrirai un article sur ces nouveautés.

 

 


29/03/2020
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